20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 10:00

La douzième journée, au coup de canon, c'est l'affrontement pour le prix du premier départ, entre Bouvier, Molon avec son nouveau moteur et Kuller, c'est ce dernier qui le remporte.

Kuller

Sur Antoinette l'aviateur G-P Kuller était un pilote Hollandais de 29ans.

 

Tétard prépare son biplan Sommer, il décolle mais tangue fortement et de plus en plus, jusqu'à la rafale fatale qui lui fit perdre le contrôle de son appareil. Il parvient à éviter de justesse un mat de signaux avant de se poser durement sur la piste. Il expliquera qu'il a perdu en vol son stabilisateur et la chute lui a détruit l'arrière de son appareil.

 

Molon 2

Treizième et dernière journée, Léon Molon remporte le prix du premier départ, premier et seul succès de sa quinzaine. Sur le concours de la totalisation des distances, il finira 13e sur 23 participants, alors qu'il n'a volé que trois jours. Malgré ces trois Blériot, il a accumulé énormément de problèmes mécaniques, ce qui l'a empêché de voler.

 

IMGP0120

Pour le concours de la vitesse c'est Morane qui sera le premier, avec 19 kilomètres 200 en 12 minutes 48 secondes, suivit d'Aubrun et Simon, tous les trois sur Blériot. La marque Blériot gagne aussi le prix des constructeurs de la distance avec 2484 Km cumulé par Simon, Mamet, et Aubrun, Levasseur finira 2e avec 2116 Km cumulé par Latham, Wiencziers et Kuller.

 

 

barra-sur-farman.jpg

Le Farman de Barra dans un sens et dans l'autre


b8153.jpg

 

 

IMGP1210 1

Au premier plan un Hanriot et au second une Antoinette

 

Poillot, qui a passé pendant la quinzaine son brevet de pilotage à Chartres, n'était pas inscrit au programme. Il sortit pour la première fois son biplan Savary en public, il le cassera dans la soirée, tout comme le jeune Hanriot sur le monoplan de sa conception, qui finira dans la cabane des commissaires.

 

Hanriot 1

Hanriot et son monoplan.

 

Hanriot était l'un des plus jeune pilote de la compétition, il sera un grand constructeur aéronautique  jusqu'à la fin des années trente. Cinq de ses avions étaient présents.

 

IMGP0114

A droite un Hanriot, en haut à gauche un Blériot XI et en bas certainement une Antoinette.

 

B7870

A gauche biplan Goupil et à droite un Hanriot passent une des portes.

 

Comme pour dire un dernier au revoir au public venu nombreux, les pilotes prennent un dernier envole.

 

IMGP0082

 

Voici le tableau des récompenses au pilotes (en Francs) :

Morane 50500 Paillette-10.jpg

Latham 49000

Simon 23000 

Aubrun 16500

Mamet 13500

Wiencziers 8000 fgdgh

Leblanc 5000

Ladougne 3000

Legagneux 2000

Kuller 2000

De Petrowsky 1000

Hanriot 1000

Chassagne 500

Molon 500

Audemars 500

 

Mr Hugues

Ci dessus, Monsieur Hugues, Président du comité d'organisation du Meeting de la Baie de Seine.

Les dépenses pour le meeting se sont élevé à 450578,15 Francs et les recettes 349327,10 Francs.

 

affiche-2e.jpg

Voici une deuxième affiche très semblable au timbre spécialement édité pour l'évènement.

 

le-hav--218.jpg

 

174_001.jpg

Avant de terminer, voici un exemple flagrant de montage. Même clichés mais les avions en vol sur la carte ci dessus ne correspondent pas a ceux volant sur celle ci dessous, déjà diffusé dans le premier article.

aérodrome

 

le hav 1910027

 

Un tel évènement ne se reproduira au Havre, que 82 ans plus tard, avec les championnats du monde de voltige...

 

FIN...

 

*Sources: archives municipale du Havre et presse locale.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 09:00

Neuvième journée, maintenant tout se déroule à l'hippodrome de Deauville. Bielovucie a quitté ce meeting pour se rendre à bord de son avion, à celui de Bordeaux qui avait lieu du 11 au 18 septembre 1910.

Pour les Deauvillais, qui n'avaient pas fait la traversé vers Le Havre, ce fut une première de voir ces machines de près.

Ladougne gagne le prix du premier décollage, en effectuant les 6 tours du terrain de Deauville. Oui 6 tours au lieu de 5, car le contour du terrain de Deauville ne faisant que 1600m au lieu de 2000 pour Le Hoc, il fallait faire un tour de plus. Mamet et Kuller, sortirent aussi leurs appareils. Mais ce qui retient l'attention, c'est le duel Simon-Latham, pour le concours de distance.

 

Mamet.jpg

(Le pilote Mamet et son Blériot)

 

Chassagne sur son Hanriot prit le départ et monte difficilement à 30 mètres. Son avion allant vers un rideau d'arbres, voyant qu'il n'arriverait pas à passer au dessus, il tente une manoeuvre afin de les éviter. Manquant de vitesse, son avion décroche et finit le nez vers le sol. Malgré un choc important, il s'en sortira avec quelques contusions, non sans passer un moment à l'hôpital.

 

 

Bielovucie.jpg

(Jean Bielovucie sur biplan Gabriel Voisin)

 

 

Au dixième jour, Kuller décolle le premier mais de Petrowsky, coupe la ligne le premier. Kuller abandonne et c'est de Petrowsky qui remporte le premier départ. Pendant ce temps, on installe un nouveau moteur sur un des Blériot de Molon.

 

De Lesseps

De Lesseps et Aubrun sont allés voler au dessus des plages de Villers sur mer et de Cabourg. Au retour en se posant De Lesseps se dirige vers le public, il arrête son avion brusquement et le moteur se détache du châssis, il n'y aura aucun blessé.  

 

Morane 1

Morane est un nom réputé dans le milieuaéronautique. Ici ce n'est pas le célèbre constructeur Robert Morane, mais son frère Léon qui est présent au meetong. Léon Morane remportera le prix de la totalisation des hauteurs avec 8972 mètres sur l'ensemble de la quinzaine. Mais aujourd'hui il décroche une deuxième fois, durant toute cette quinzaine, le record mondial d'altitude avec 2582 mètres.

 

 

Morane9.jpg

 

Morane-8.jpg

Lors de ce record d'altitude Léon Morane tombera malade à cause du manque d'air, et son avion tombera en panne. Il arrivera à planer et ramènera son avion jusqu'à un terrain un peu à l'écart de l'hippodrome. Il remportera aussi les prix de vitesse.

 

 

Morane-4.jpg

Série de trois cartes de Morane sur son Blériot.


Morane-10.jpg

 

Morane-11.jpg

Léon Morane décédera en 1913 dans le crash de son avion. Son frère Robert continuera la fabrication d'aéronefs, la société existe toujours et s'appelle Daher-Socata (TB-10, TB-20, TB-30 Epsilon ainsi que TBM-700 et 850).

 

le hav 157

Busson sur son Blériot XI.

 

En ce dimanche, onzième jour du meeting, des trains, dit de plaisir, sont organisé depuis Paris, Cherbourg, Evreux, à des prix avantageux pour venir a Deauville.

Peu de mouvements, mais Latham ose sortir son Antoinette, il décolle mais le vent fort, semble le laissé immobile dans les airs. Morane tentera de faire voler son Blériot. C'est avec ces vols que le public s'apercevra de la différence technique des deux appareils. A puissance égale (50 chevaux) le poids de l'Antoinette fera qu'il sera plus stable face au vent, mais sa faible puissance (Latham attendait un moteur 100cv) ne le faisait pas avancer. Tandis que le Blériot, plus léger, se faisait bousculer à tous moments. C'était une lutte acharnée pour le maintenir en ligne de vol. Malgré tout, au fur et à mesure des tours, le Blériot dépasse régulièrement l'Antoinette.

 

A suivre...

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 09:00

A la veille du 9e jour, alors que l'épreuve de la traversée de la baie de Seine s'achève, certains refont une dernière traversée dans le sens Le Havre-Deauville afin d'amener leurs avions sur l'hippodrome Deauvillais où se dérouleront les épreuves de la seconde moitié de la quinzaine. D'autres préféreront démonter leurs avions et les amener par chemin de fer, les pilotes traverseront par bateau. Remontage pour les épreuves du matin.

 

Bathiat.jpg

Le pilote Bathiat sur Blériot

 

  Leblanc.jpg

Ci dessus Alfred Leblanc aussi sur Blériot

 

A Deauville on constate la même ferveur populaire qu'au Havre où plusieurs milliers de spectateurs affluent.

 

Latham-2.jpg

  Latham prêt à l'envol

 

Hubert Latham et Simon, sur son Blériot, s'affrontent sans merci, accumulant des heures et des heures de vol afin de gagner le prix de la totalisation des distances. A ce petit jeu, sur l'ensemble de la quinzaine, c'est Simon, d'Yport, qui gagne la prime de 15000 Francs après avoir parcouru plus de 1236 Km, Hubert Latham en effectua "que" 1085 Km. Cette victoire de Simon permet a l'entreprise Blériot de gagner le prix des constructeurs de 20000 Francs.

 

Latham-6.jpg

Latham en vol concourant pour le prix de la totalisation des distances.

 

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Ici l'aviateur Simon, vainqueur du prix de la totalisation des distances, fils du maire de la ville d'Yport.

 

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Deux Blériot en lutte.

 

Latham-24-copie-1.jpg

Mais Hubert Latham et son Antoinette en arrivant deuxième dans la plupart des épreuves gagna 49000 Fr de prix.

 

Thomas-7.jpg

 

D'autres pilotes que Latham avaient des Levasseur Antoinette, Kuller, Wiencziers et René Thomas ci-dessus et ci-dessous. Thomas comme beaucoup de fous de sport mécanique, il fera du sport automobile également, et gagnera même les 500 miles d'Indianapolis en 1914.

 

Thomas.jpg

Thomas sur Antoinette.

 

 

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Robert Martinet sur biplan Henry Farman

 

 

CV-2-1.jpg

Un Blériot XI vu de face.


  A SUIVRE...

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 09:00

Lors de l'épreuve de la traversée de la baie de Seine, chaque traversée partait du Havre, avec survol de Trouville et arrivée sur Deauville. Pour le retour départ de Deauville, à nouveau passage sur Trouville avant de finir au Havre. Voici quelques cartes postales (photo montage) de trouville survolé par les aéroplanes de la course.

 

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Un Farman passe au dessus du port, il part pour le Havre

 

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Un autre Farman revient du Havre

 

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Ici une Antoinette, avec au fond un monoplan Tellier, passe au dessus des terrasses.

 

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Au premier plan un Blériot, et en arrière un biplan Breguet, passent au dessus du casino de Trouville.

 

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Au centre une Antoinette et dans la brume un monoplan Hanriot au dessus des planches.

 

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Une Antoinette passe au dessus du pont sur la Touques.

 

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Une Antoinette suivi d'un biplan Farman au dessus de la route du Calvaire.

 

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Un biplan Voisin passe devant l'hôtel des Roches Noires.

 

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A gauche un Farman et s'éloignant un biplan Breguet au dessus du quai Joinville.

 

A SUIVRE...

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:00

Du mardi 30 août au jeudi 1er septembre les pilotes s'apprêtent à prendre l'air pour l'épreuve phare de ce meeting "la traversé de la baie de Seine".

Le public pouvait visiter les hangars pour la somme de deux francs, à certaines périodes de ces trois journées. Malgré tous le mauvais temps de ces derniers jours, dès que les pluies cessaient les tramways et autres moyens de transports étaient pris d'assaut.

Pendant ces trois jours les pilotes doivent faire le plus grand nombre d'aller et retour entre les terrains du Hoc et de Deauville. Sur chacun d'eux ils ont, soit obligation de se poser et resté quinze minutes minimum pour faire le plein et ravitailler, soit faire cinq fois le tour du terrain avant de repartir.

 

Dans l'estuaire de la Seine, sur un axe Le Havre Trouville des bateaux délimitent une ligne virtuelle de un kilomètre de large que doivent suivre les pilotes. Ces navires pourront intervenir rapidement en cas de crash.  

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  Ci-dessus un biplan Voisin et ci-dessous un monoplan Blériot passant au dessus de navires transatlantiques.


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Mardi 30, sixième journée, les vols ne commenceront pas avant 15H, heure à laquelle le coup de canon sera donné. Latham sera le premier à s'élancer vers la Seine et longer la digue Saint Jean. Près d'un quart d'heure plus tard, il arrive à Deauville et effectue les cinq tours avant de repartir, lui suivront Ladougne, Morane, Leblanc, Wiencziers. Latham revenu au Havre aura mis 35 minutes 37 secondes pour le premier allé et retour. Après avoir atterrit au Hoc, il repart suivi par Aubrun. Latham effectuera six allés et retours pendant cette journée.

Barra ne put participer à la traversé, car il reçu un caillou dans la jambe, projeté par le heurt de l'hélice de l'Antoinette de Thomas avec le sol.

 

Martinet 4

(Le Farman de Martinet à l'air fin prêt)

 

Martinet-8.jpg

(Martinet sur son appareil près à démarrer)

 

Martinet-5.jpg

(Martinet décolle...)

 

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(...et s'éloigne)

 

Mercredi 31, septième journée, tous les pilotes ne participent pas aux traversées de la baie de Seine. Plusieurs appareils ont déjà été emballé et pris la direction de Deauville par voie ferré pendant la nuit, d'autres sont encore mis en caisse aujourd'hui. Malgré le beau temps, peu de pilotes volent pendant cette journée, ils attendent le coups de canon de 16H pour les traversées.

 

Leblanc-2.jpg

  Leblanc sur son Blériot.

Leblanc et Morane ce sont payés le luxe d'aller, avec leurs avions, au restaurant "le Palace Hôtel" à Deauville.

Au coups de canon, les deux Antoinette de Latham et Thomas étaient les premiers à partir; Morane, Martinet, Aubrun, Tétard, Hanriot, Mamet, Simon, Chassagne, Martin, De Petrowsky, Busson, tous partis au dessus de la Seine.

Latham croisant Morane au dessus de la baie lui envoie un salut amicale. Morane bat le record de la traversé en 9 minutes 52 secondes. Aubrun ne repartira pas, son moteur chauffe. 19H Latham revient de sa 6e et dernière traversé de la journée.

 

zzzzzh4.jpg

Ci dessus l'aviateur Simon devant son Blériot

En soirée, dans la ville,plusieurs orchestres et fanfares ce donnaient en spectacles pour le plus grand plaisir des Havrais, qui ne se remettaient toujours pas des passages du Blériot de Simon au dessus de la ville. En effet, Simon, pendant que les autres pilotes concouraient à la traversé de la Seine, effectuait des passages au dessus de la ville, ce qui lui fit perdre des tours et lui laissant aucune chance de gagner.

 

Crochon 2

(Crochon est prêt pour le départ)

 

Crochon.jpg

(Crochon au décollage)

 

Crochon-Morane-.jpg

(Crochon passe au dessus de Morane qui s'apprête à partir (photo montage)

 

Crochon-Latham-.jpg

(Crochon croise la route de Latham)

 

 

Thomas-8.jpg

(Thomas et Morane peut être aux ravitaillement)

Thomas-Morane.jpg

 

 

Morane 32

Morane s'éloigne à nouveau pour Deauville

 

Aubrun-4.jpg

(Les spectateurs acclament Aubrun sur son Blériot)

 

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  Latham passe une nouvelle fois la ligne d'arrivée

 

Latham 12

Au 8e jours, qui est aussi la dernière de trois journée de traversé, nombre d'appareils ont quittés le terrain du Hoc pour se rendre sur le terrain de Trouville Deauville. Quelques pilotes font des traversés, Latham, lors de l'une d'elle, survolera sa ville du Havre et secoua les mains comme pour dire au revoir avant de rejoindre Deauville.

 

Latham-7.jpg

Latham-16.jpg

Le vainqueur de cette épreuve sera Hubert Latham avec 16 allés et retours effectués.

 

  A SUIVRE...

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 09:00

Ce meeting aérien a donné lieu à la publication de photos montage. Je vous en présente quelques-unes :

 

b7872

Breguet passe au dessus du sémaphore.

 

audemars-le-havre-1.jpg

Le pilote Audemars sur sa Santos Dumont Demoiselle au dessus du Cap de la Hève...

 

Audemars-le-havre.jpg

...ainsi que sur son monoplan Tellier au dessus du grand théatre.

 

Latham-le-havre.jpg

Hubert Latham et son Antoinette au dessus de l'Hotel de ville.

 

le havre 22

Une Antoinette au dessus de la plage du casino Marie Christine.

 

IMGP1288

Cette Antoinette vole au dessus du Palais des Régates.

 

le-havre-panorama.jpg

Autre Antoinette au dessus du port.

 

Morane-le-havre.jpg

Léon Morane sur son Blériot au dessus des phares de la Hève.

 

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Un Farman à droite et un Blériot au milieu au dessus du quai d'Orléans et le Bassin du commerce.

 

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Un autre Farman au dessus du Pain de Sucre à Sainte Adresse.

 

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Un Farman à gauche et un monoplan Tellier à droite au dessus de l'hôtel de ville.

 

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A gauche un biplan Sommer et au milieu une Antoinette au dessus de la Hève.

 

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A droite une Antoinette et à gauche un Blériot au dessus de la rue de Paris.

 

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Au premier plan un biplan Sommer et en arrière encore une Antoinette au dessus du palais de justice.

 

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A gauche un monoplan Hanriot et en arrière une Antoinette au dessus du grand quai.

 

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Biplan Farman au dessus de la rue Thiers (aujourd'hui Coty )

 

A SUIVRE...

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 09:00

Henri-paul-copie-1.jpg Une exposition (gratuite) consacrée aux usines Schneider, se déroulera au musée municipal d'Harfleur, à partir du 27 novembre 2010. Je profite de celle-ci pour vous parler du seul avion construit dans les installations Harfleuraises.

 

usines

La sortie des ouvriers des usines Schneider. (aujourd'hui pont VlII)

Les industries Schneider spécialisées dans la sidérurgie, produiront des munitions et de l'armement, c'est le cas aux usines Harfleuraises. Cette dernière fut implantée en 1907. En plus des bâtiments, elle disposait d'un champs de tir de 17 Km sur 4 Km, sur une partie de ce qui est aujourd'hui la « zone industrielle » .

 

champ de tir

Le champ de tir du Hoc.

 

Suite à un programme d'avion d'assaut blindé, lancé par l'armée durant la deuxième moitié de la première guerre mondiale, Schneider se consacra au projet. Étant spécialiste de l'alliage métallique léger, l'appareil devait être réalisé de la sorte. Il sera le premier avion Français presque entièrement métallique.

 

schneider henry paul 5 - Copie

La cellule de "l'Henri-Paul" préparée pour les essais de solidité. Tous les sacs de sable vont être placé sur toute la surface des ailes.

 

schneider henry paul 6

Les mecanos s'occupent des moteurs montés en tandem.

 

Il s'agissait d'un biplan de 30m d'envergure pour une surface alaire de 220m2 et sa longueur 19,98m. Il était équipé de quatre moteurs Lorraine 12DA de 370ch montés en tandem dans deux nacelles, utilisant le principe du Push-pull (un moteur qui tracte et l'autre qui pousse). Son poids est de 10 tonnes en pleine charge et pouvait voler à 160 Km/h sur 750Km.

 

--schneider-henri-paul-photo.jpg

"Henri-Paul" avec son train supplémentaire à l'avant, pour éviter de basculer cul par dessus tête (cheval de bois).

 

Il était aussi prévu de lui installer un canon de 75mm, mais au vu de sa grande taille, l'état choisi de le transférer dans un programme tout autre, celui des bombardiers lourds de nuit.

 

le hav 145 - pour blog

Le revoici sans le train avant, voyez la taille de la bête par rapport aux personnages en dessous (hauteur 6,10m).

 

le hav 147

Le voici en position de vol.

 

Le premier vol du Schneider « Henri-Paul » eut lieu sur le terrain de Bléville en septembre 1922. Au troisième vol, il rejoint la base de Villacoublay, pour y faire ses essais au sein de l'armée.

 

schneider henry paul 5

Décollage du "Henri-Paul".

 

schneider henry paul pubPub des industries Schneider. "cliquez sur l'image pour l'agrandir "

 

Cet appareil resta unique, car aucune commande ne fut planifiée après l'abandon du programme par l'état.

 

schneider henry paul planche

Plan trois vues.

 

Monsieur Borget j'ai trouvé le fin mot de l'histoire pour le premier vol de l'avion. Contactez moi si vous avez vu ce message! Merci

 

Horaires du musée du Prieuré d'Harfleur 15H à 18H, les mercredi, samedi et dimanche.

*Source: archives municipales du Havre, Aviation magazine, Fana de l'aviation.

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 09:00

Au début du cinquième jour il y eu  un temps exécrable. Mais Kuller sur Antoinette effectuera plusieurs essais pour prendre la prime du premier départ. Au premier essais il n'effectuera que 20 mètres ensuite 2 tours et demi pour enfin faire au troisième essais 10 kilomètres. En fin d'après midi, les orages laisseront place à un temps plus clément et tous les pilotes s'envoleront.

 

Morane-2.jpg

Léon Morane  bat le record du monde d'altitude, une première fois, ammenant son Blériot à 2120 m.

 

Problème moteur sur le monoplan Hanriot de Chassagne qui se pose brutalement et casse son appareil.

Paillette vole maintenant sur Blériot et se pose en vol plané, l'avion rebondit plusieurs fois et fini sur le nez. 

Mais la plupart des pilotes se préparent pour les jours à venir, l'épreuve reine de la traversé de la baie de Seine.

 

Ladougne.jpg

Emile Ladougne fait équiper sur les flancs de son biplan Goupy des flotteurs.

 

CV-6-2.jpg

CV-8

 

 

C'est sur ces épreuves d'endurances que l'on verra l'importance du travail des mécanos. Les avions pourraient tourner pendant plusieurs heures sur l'ensemble d'une journée. On verra aussi que les appareils gagnants confirmeront leur domination. Les photos ci-dessus, ci-contre et ci-dessous nous montre les Farman en préparation.

CV-9-1.jpg

 

Dans les hangars pendant que l'on se prépare, il y eu une visite surprise. Avec un pansement sur le visage, c'est Legagneux revenu miraculeusement de son accident de samedi. Il venait revoir ses amis, son hangar et les restes de son avion.

Se souvenant à peine de l'accident, et voyant le pylône sur lequel son vol s'était terminé, il s'esclaffe "j'aurai put me tuer"! Ayant investit toutes ses économies dans son avion, Legagneux est quasi ruiné. Mais ses camarades pilotes se sont émus de sa situation. Ils se sont réunis et ont engager une souscription, ouverte à tous, pour lui permettre de racheter un appareil.

Legagneux souscription

Liste des premiers souscripteurs, apparue dans la presse de l'époque.

 

CV-10.jpg

Un Levasseur Antoinette en préparation pour cette terrible épreuve. (ne pas se fier aux légendes des cartes)

 

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Hormis Hubert Latham et Léon Molon, il y avait deux autres Havrais, tous deux volant sur biplan Roger Sommer.

 

Paillette-5.jpg

Marcel Paillette (brevet de pilote n°99) était le fils du célèbre brasseur de bière.

 

Mignot.jpg

Robert Mignot (brevet de pilote n°76) descendant d'une famille d'importateurs de café.


IMGP0339

Le soir de cette cinquième journée, un gala en l'honneur des pilotes avait été organisé par la ville du Havre au casino Marie Christine.

 

IMGP0325Ici le recto-verso du programme de cette soirée


IMGP0324-copie-1.jpg

 

IMGP0329.jpg

  le carton d'invitation à ce gala.

 

  casino-marie-christine-003.jpgVue du fameux casino Marie Christine tel qu'il était à l'époque, boulevard maritime (Albert 1er aujourd'hui) .

 

A SUIVRE...

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 09:00

 

Aubrun

En vol Aubrun sur son Blériot XI.

Le troisième jour, alors que Morane et Aubrun luttent pour la hauteur, Hubert Latham prend son envol, quand tout à coup un grand fracas. C'est Legagneux qui venait de heurter le pylône numéro 1 avec son biplan Farman.

 

Legagneux-5.jpg

Ci dessus et ci dessous le Farman de Legagneux. 

Legagneux-6.jpg

 

Legagneux-9.jpg

Les restes de l'avion de Legagneux.

Tout le monde se jeta au secours du pilote qui demeurait sous l'épave. Il s'en sortira avec quelques écorchures, malgré que le réservoir d'essence lui soit tombé dessus. Les médecins diront que Legagneux sera éloigné des terrains une vingtaine de jours. Malgré cela le spectacle continuera et on verra jusqu'à sept appareils simultanéments.

 

morane.jpg

Morane-7-1.jpg

Léon Morane remportera la première épreuve de vitesse sur son Blériot en couvrant 15 Km en 15 mn 14s et atteindra aussi l'altitude de 1130m.

 

Ladougne-2.jpg

On verra aussi l'exemplarité du vol du biplan Goupy, piloté par Ladougne, qui sera la révélation "avion" de ce rassemblement. Il serait né dans la remise à Blériot des frères Molon à Gonfreville l'Orcher.

 

Audemars.jpg

Audemars fit aussi quelques cabrioles avec son monoplan "Santos Dumont Demoiselle" et finira sur le dos.

Des pilotes auront des problèmes moteur, tel que Busson et Barrier ainsi que Barra remorqué par une auto.

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  Le pilote Barrier et son Blériot

 

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Le pilote Busson aussi sur Blériot

 

 

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Le quatrième jour Hubert Latham, sur son Levasseur Antoinette, rafle tous les prix quotidiens de cette journée. Non sans avoir le droit a un retour en vol plané suite à une panne moteur. Audemars et sa Demoiselle se débattent toujours avec les éléments. Mais les intempéries décideront les commissaires à interrompre les vols.


  A SUIVRE...

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:00

Le 2 septembre 1930, deux Français, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte tentent d'effectuer le voyage inverse de Charles Lindbergh, c'est à dire la traversée de l'Atlantique Nord dans le sens Paris New-York.

 

route-de-Costes---Bellonte035.jpg

Carte du parcours, d'Est en Ouest, de la traversée du point d'interrogation.

 

Le parcours sera effectué en 37H18. L'accueil à New york sera à la hauteur de l'exploit. Ils feront une tournée triomphale dans beaucoup de villes Américaines dont les noms seront peints sur le fuselage de l'appareil. 

 

IMGP2270Caricature des deux héros au dessus de l'Atlantique.

 

Le retour sur la terre de France se fera à bord du paquebot "La France". Ils arriveront le 24 octobre 1930 au port du Havre. Une délégation de gens importants de la cité Océane étaient présentes pour accueillir les deux aviateurs, ainsi que Louis Breguet le constructeur de l'avion, un représentant du motoriste Hispano Suiza, ainsi que Léon Molon président de l'aéro-club du Havre. La ville avait revêtu ses plus beaux atours. Ils prennent place à bord d'une superbe Hispano Suiza en compagnie de Léon Meyer maire du Havre. Ils remontent la ville au pas des gardes républicains formant un cordon de protection autour du cortège. Une foule énorme acclame les héros. Une formation d'avions militaires passe au dessus du défilé. Arrivée dans l'hôtel de ville où se donne une réception en leur honneur avec remise de médailles. Après les discours d'usages, les petits fours et le dîner, la soirée se terminera par un bal à l'hôtel Frascati.

 

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  Ci-dessus et ci-dessous, embarquement sur une barge, amenant l'appareil au Paquebot "La France" dans le port de New York.

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Les deux pilotes entourés de journalistes, à droite le Breguet XIX, sur lequel on voit les noms des villes Américaines peintes sur la bande bleu blanc rouge.

 

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Ci-dessus et ci-dessous l'arrivée au Havre à bord du remorqueur Minotaure.

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Discours de monsieur Labbe, maire de Bléville, entouré de René Coty et Augustin Normand.

 

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Au pied du sémaphore en compagnie de Leon Meyer, maire du Havre.

 

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Défilé à bord de l'Hispano Suiza, ici rue Thiers.

 

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Ici dans la rue de Paris, où l'on aperçoit Notre dame à droite.

 

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Ci-dessus et ci-dessous, solidement entouré de la garde Républicaine, le cortège se dirige vers l'hôtel de ville. 

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Costes et Bellonte durant leur parcours dans la ville du Havre.

 

Quant à l'avion, le célèbre Breguet XIXGR super bidon baptisé "Point d'interrogation", il pris la route du terrain de Bléville (l'aérodrome du Havre de l'époque, actuellement stade Gagarine). L'appareil sera remonté dans les hangars de l'aéro-club du Havre, afin de partir le lendemain pour le Bourget. Le 25 octobre, on sort du hangar l'appareil, suivi de séances d'autographes et de photographies en compagnie des deux héros, avant leur départ.

 

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Remontage de l'appareil dans le hangar de l'aéro-club du Havre.

 

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Photo des héros, avec autographe de Maurice Bellonte revenu au Havre pour le cinquantenaire.

 

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Démarrage du Point d'interrogation devant la foule sur le terrain de Bléville.

 

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Décollage pour le Bourget, il y a 80 ans jours pour jours, photo dédicacée par Dieudonné Costes et Maurice Bellonte.

 

Le Breguet XIX "Point d'interrogation" existe toujours, il est l'un des éléments les plus important du musée de l'air de Paris Le Bourget. Cet avion a une envergure de 18,30m, une longueur de 10,71m pour un poids de 6300Kg. Il est équipé d'un moteur Hispano Suiza de 650 ch lui donnant une vitesse de 250 Km/h. Son nom de "super bidon" lui vient de l'implantation d'un réservoir gigantesque, pour un avion de cette taille, à l'époque (3000 litres), lui donnant une autonomie de 8000 Km environ.

 

Breguet XIX après restauration

Le Point d'interrogation après sa dernière restauration en 2002 par l'association "Mémorial flight" au Bourget. Vu rarement en extérieur.

 

Breguet XIX inside

Les deux cockpits.

 

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Le voici tel qu'il est actuellement au musée de l'air et de l'espace du Bourget (à voir absolument).

 

Breguet-XIX.jpgBreguet XIX - Copie

Plusieurs objets souvenirs sont sortis après l'exploit, comme ce magnifique jouet en tôle, Allemand (vu sur internet).

 

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Il y a une quarantaine d'années, une série de boite d'allumettes, sur le thème de l'aviation, avaient été éditées, dont celle-ci.

 

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Maurice Bellonte décèdera à Paris le 14 janvier 1984 et Dieudonné Costes, à Paris également, le 18 mai 1973.

 

*Sources : Archives municipales du Havre, Presse locale, le livre "Chronique de l'aviation" et revue "Icare". Dautres photos avec la stèle de Saint Valery en Caux  ici

 

J'ai ajouté quelques nouveaux liens dans la colonne de droite, pour les photos des années 80, n'hésitez pas à naviguer dans les albums.

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Published by boboce - dans Histoire
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